Nabilla Benattia : un dérapage incontrôlé à cause de la pression médiatique ?

Vendredi 24 Avril, Nabilla Benattia faisait sa première apparition publique depuis son incarcération. C’est à Paris, au salon What The F…, qu’elle a fait un timide retour, lors duquel elle ne s’était pas encore exprimée. Placée sous contrôle judiciaire et dans l’attente de son procès depuis qu’elle est soupçonnée de « tentative d’homicide involontaire » sur son compagnon Thomas Vergara, la starlette a choisi d’accorder une interviewe exclusive à Frédéric Beigbeder, le directeur du magazine Lui, dans laquelle elle revient sur son parcours et s’exprime sur son incarcération.

Bien que les sites people évoquent un retour décontracté et en forme de la starlette de télé-réalité qui ne cesse de faire le buzz, les récentes photos de cette dernière laissent cependant entrevoir sous l’épaisseur de son maquillage et sous son sourire de mise, un visage plus marqué et fatigué que ce que les apparences laissent à penser, comme si quelque chose d’une juvénilité s’était envolé depuis les derniers événements dramatiques. Nabilla Benattia confie ainsi à Frédéric Beigbeder les moments douloureux passés en prison, son effondrement et son envie d’en finir. Comment, en effet, ne pas être marqué par le vécu de pareils moments ? Tout en clamant son innocence et ses sentiments toujours présents pour son compagnon, la starlette invoque cependant la pression médiatique comme facteur déclencheur de ce « dérapage incontrôlé » : « ça a dégénéré parce qu’il y a eu des médias, cette tension. Ce n’est pas facile de marcher tous les jours, tête baissée dans la rue, de se cacher. Moi, on me reconnaît à ma voix, à ma simple odeur. […] Ils me reconnaissent à mes ongles, mes tatouages. C’est oppressant, ça crée une tension et tu deviens ouf. » Ces affirmations laisseraient-elles entrevoir que derrière le drame se profilerait aussi le procès des médias et de la télé-réalité ? Si Nabilla Benattia reste floue quant à son passage à l’acte et se pense avoir été injustement incarcérée pour« donner l’exemple », elle dévoile cependant sous le strass et les paillettes un univers plus oppressant qu’il n’y paraît. 

La notoriété télévisuelle, même lorsqu’elle s’avère ne reposer que sur la vente d’une prétendue image « telle que l’on est », représente « un boulot à plein temps » comme le souligne la starlette, qui ne regrette pas pour autant cette exposition médiatique permanente dont elle est l’objet. Comment le pourrait-elle lorsqu’elle confie gagner 100 000 euros par mois ne serait-ce qu’avec la vente de sa ligne de vêtement ? « J’ai réfléchi et je me suis dit que la vie, ce n’est pas que la télé. Les médias, c’est une partie intégrante de ma vie mais ce n’est pas ma vraie vie », confie-t-elle cependant. La starlette envisage dorénavant une reconversion dans l’univers cinématographique. En attendant, rappelons que le procès devrait se dérouler d’ici fin 2015 à début 2016

Koh Lanta Johor : les récents drames ont-ils eu un impact sur le montage de l’émission ?

Le très attendu Koh Lanta a fait son grand retour ce Vendredi 24 Avril. Force est de constater que la « magie » ou la fascination ont encore opéré sur les téléspectateurs puisque le jeu de survie phare de TF1 a de nouveau réussi à se situer en tête d’audience en raflant 27, 6 % de part du marché, soit pas moins de 5,8 millions de téléspectateurs. Un score cependant mitigé puisqu’il s’avère l’un des plus bas depuis 2003. L’émission a en effet perdu un million de téléspectateurs par rapport au lancement de sa dernière édition spéciale, qui en avait réuni 6,9 millions. Alors, la faute aux vacances scolaires, à la lassitude des téléspectateurs face à un concept répétitif ou aux récents drames qui ont engendré quelques polémiques ?

Quoiqu’il en soit TF1 et ALP ont démontré avec ce premier épisode qu’ils n’avaient rien perdu de leur capacité à créer le show et la fascination, malgré (ou grâce à ?) un concept répétitif enfermant les candidats dans une rivalité compétitive pour la première place, puisque, quoiqu’il arrive, dans Koh Lanta, de survivant, « il n’en restera qu’UN !» Ainsi réduits à s’entre éliminer, les candidats séparés en deux équipes rouge et jaune s’ingénient dans moult stratégies pour désigner à l’issue des épreuves non remportées le bouc émissaire qui devra quitter l’équipe, alors handicapée de l’un de ses joueurs. Ce Koh Lanta Johor n’a donc pas manqué à la règle du sempiternel conseil et a la constitution de deux équipes dont l’une apparait d’ores et déjà plus désorganisée que l’autre. Les premières tensions entre candidats ont aussi fait leur apparition et le spectateur a pu contempler le même fascinant scénario se répéter malgré les nouveaux candidats. Le choc des générations et des cultures n’a pas non plus manqué d’alimenter les tensions entre jeunes et moins jeunes, hommes et femmes et soi-disant forts et faibles, etc., etc., etc., (comme dirait Godard dans « Histoire(s) du cinéma »…). Bref, du VRAI Koh Lanta 100 % pur jus !

Néanmoins, quelques petits changements sont apparus, laissant peut-être entrevoir que les récents drames ont eu un impact sur la façon de monter l’émission ou du moins un impact sur la stratégie marketing déployée pour redorer l’image véhiculée par l’émission. Ainsi, quelques gros plans des blessures des candidats semblent s’être immiscés dans le montage avec insistance, tel notamment l’œil révulsé de Corinne, à moitié éborgnée par un coup de bâton lors de la tentative de faire du feu, ou encore telle la main blessée de Jeff qui s’est ouvert avec une machette. Et oui, comme le dirait l’une des candidates, que la production a choisi de ne pas couper au montage : « Pour faire Koh Lanta il faut être fou ! ». Alors, nouvelle stratégie marketing honnête pour montrer que faire Koh Lanta comprend des risques bien réels ou façon d’invoquer la folie personnelle des candidats pour mieux dédouaner les producteurs de leurs responsabilités ?

Dropped : les familles des victimes choquées par l’indécence de TF1

A la veille du grand retour de Koh Lanta, dont la diffusion est prévue ce vendredi 24 Avril et suite aux déclarations du PDG de TF1, Nonce Paolini, qui a récemment affirmé sur BFM Business qu’il y aurait peut-être un Dropped 2, les familles des victimes du crash d’hélicoptère sur le tournage de Dropped manifestent leur colère.

Après la plainte déposée par Hubert Arthaud contre la société de production ALP en charge de l’émission commandée par TF1, la famille du boxeur Alexis Vastine s’est également constituée partie civile. Interviewé dans L’Express, Benjamin Sarfati, leur avocat, fait part du choc de la famille suite aux propos suivants de Nonce Paolini, qui dénient toutes responsabilités dans le déroulement du drame : « Il ne s’agit pas d’un problème de sécurité, mais probablement d’une erreur d’appréciation du pilote. Nous ne sommes en aucun cas responsables de ce drame humain, qui fait partie des accidents de la vie. »

« La famille d’Alexis Vastine a été profondément choquée par cette déclaration. Elle ne comprend pas comment on peut affirmer sérieusement qu’il s’agit d’un accident d’hélicoptère comme il peut s’en produire sur la planète ici ou là, alors même qu’on ne sait pas encore précisément ce qui s’est passé et que les enquêtes débutent à peine. […] Il y a eu dix morts sur Dropped, et on parle déjà de Dropped 2. C’est absolument incompréhensible, tout cela va trop vite. » s’indigne maître Sarfati. Suite à ces propos, Le Point s’interroge de son côté sur la possibilité d’un combat qui ne serait plus uniquement mené contre ALP mais aussi contre TF1. Ce que laissent en effet à penser les dénonciations de l’avocat de la famille Vastine soulignant l’indécence de TF1, qui non seulement s’empresse de diffuser une nouvelle saison de Koh Lanta, mais aussi de redonner toute sa confiance à une société de production sur laquelle pèse pourtant de lourdes charges : « TF1 aurait dû observer une parenthèse, un délai de décence dicté par la pudeur. Car la douleur des familles des victimes est trop vive et la plaie grande ouverte. En reprogrammant Koh-Lanta, on a le sentiment que la chaîne n’agit qu’en fonction d’impératifs économiques liés aux audiences, sans tenir compte des accidents passés, de la mort de Gérald Babin, ni du suicide [du médecin de l’émission]. » En rappelant les drames passés, l’avocat des Vastine inviterait-il à ouvrir les yeux sur ce que les industriels de l’audiovisuel semblent considérer comme un malencontreux acharnement du sort ?

Décidément, la lucrative industrie de la télé-réalité ne cesse de s’ingénier à imposer ses propres intérêts économiques, quitte à narguer la justice ou à défier la pudeurvoire la mort… A croire que faire de la télé dispense de bien des aléas qui pèsent pourtant sur le commun des mortel…

Koh Lanta : le retour !

Ajournée à cause du tragique accident d’hélicoptère sur le tournage de Dropped en Argentine, la diffusion de la saison 13 de Koh Lanta débutera néanmoins le 24 Avril en prime time sur TF1, alors qu’Adventure Line Production (ALP) tourne déjà la prochaine saison. Mais qu’est-ce qui fait le succès de cette télé-réalité d’aventure qui réussit à capter et fasciner les foules malgré un concept toujours identique ? Et que nous réserve ce grand retour de l’émission ? 

Tourné en Malaisie, Koh Lanta Johor signe le retour de participants anonymes, après le décès de Gérald Babin sur la saison tournée en 2013 au Cambodge, dont la diffusion avait par conséquent été annulée. Ainsi, depuis 2013, l’habituelle recette, qui fait en partie le succès de Koh Lanta, avait disparu de nos écrans, bien qu’une édition spéciale avec d’anciens participants s’était cependant vue diffusée en 2014 et avait réussi à obtenir une audience tournant autour d’une moyenne de plus de 6,5 millions de téléspectateurs.

Ainsi, en plein cœur de la tourmente et malgré les drames, ALP et TF1 ne se démontent pas et font renaître des cendres leur précieux Koh Lanta, qui parvient à chaque fois à rafler une grosse part du marché de l’audience. Interviewé dans le TV Mag du site Le Figaro, l’animateur vedette de l’émission, Denis Brogniart, invoque une sécurité sans faille sur ce Koh Lanta 2015 et des accidents qui peuvent arriver sur le tournage de ce type d’émission. Des accidents, qui, à l’entendre, ne devraient pas prêter à polémique. Il en profite également pour faire la promotion de son émission fétiche, dont il semble aussi mordu que les participants qui ne cessent de vouloir réitérer l’expérience ou que les spectateurs, qui, depuis maintenant 14 ans, ne se lassent pas de regarder ce jeu pourtant répétitif. Au programme, l’animateur nous promet cependant quelques changements au niveau des règles et des épreuves : «du jamais vu dans l’histoire de Koh Lanta ». Les portraits des participants ont eux aussi été dévoilés ainsi que les premières images de l’émission. De quoi faire monter le suspens et préparer le spectateur au show à venir !

Car, Koh Lanta, c’est également cela : une promotion et surtout un show menés par des mains de maîtres dans l’art du divertissement. Un spectacle, qui ne fait donc pas que répondre à une pseudo demande des téléspectateurs, mais qui, savamment, sait captiver les regards et créer la demande. Comment, en effet, ne pas être un minimum fasciné par le spectaculaire sujet que propose Koh Lanta : contempler des héros anonymes, auxquels on peut tous s’identifier, dans un contexte où la survie n’est qu’un pâle reflet d’une compétition propre à un fonctionnement social qui nous concerne tous et, qui, à l’instar du principe de l’émission, se répète lui aussi ? A moins que les nouvelles règles promises par le jeu ne témoignent de quelques évolutions ? Attendons de voir et parions en attendant que, malgré le contexte actuel tendu, la fascination opèrera à nouveau sur le public…

Nabilla Benattia : une sortie de l’ombre un peu hâtive ?

Depuis sa mise en examen et son séjour en prison, la starlette de télé-réalité, Nabilla Benattia, soupçonnée de tentative d’homicide sur son conjoint Thomas Vergara, avait donné peu de signes de vie. A peine l’enquête terminée, la starlette et les chaînes télévisées semblent déjà préparer son grand retour. D8 a ainsi diffusé son émission « l’œuf ou la poule » tournée quelque temps avant les faits et les producteurs d’NRJ12 parleraient d’un projet d’émission mettant en vedette la starlette. A la veille d’un potentiel procès, ces éléments laissent-ils présager quelques non-lieux ?

Interviewé dans Le Figaro, Christian Saint-Palais, l’avocat de la starlette, a annoncé la fin de l’enquête et ses suites possibles : « [L’enquête] est terminée, les juges d’instruction ont adressé aux parties une lettre recommandée pour le signifier. Des délais de trois mois puis d’un mois sont ouverts pour les uns et les autres pour formuler des demandes de date. Au terme de ces délais minimums, les juges prendront une décision, soit de saisine d’une interdiction, soit de non-lieu. C’est le processus prévu par la loi. ». Soupçonnée d’avoir poignardé son compagnon dans la nuit du 6 au 7 Novembre 2014 dans un hôtel situé à Boulogne Billancourt, Nabilla Benattia avait passé 5 semaines en détention provisoire pour se voir libérée avant les fêtes de Noël 2014 et placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d’approcher son compagnon pour ne pas gêner le déroulement de l’enquête. Les deux amants terribles ont ainsi défrayé la chronique et généré de nouveaux questionnements sur la pression médiatique exercée sur les participants d’émission de télé-réalité, jetés sans filet dans l’arène télévisuelle qui ne cesse d’exploiter leur image.

Désormais célèbre pour son « Nan mais Allô quoi ? », devenu un « mème » français culte, c’est-à-dire une sorte « d’élément culturel » absurde répété et imité à tout-va, la bimbo, qui a également bien compris qu’il fallait investir dans une plastique conforme aux attentes de l’univers télévisuel pour percer, avait plutôt bien réussi à gérer sa notoriété jusqu’au récent drame. A moins que ce dernier ne finisse par devenir également un scénario exploité pour entretenir le buzz et la notoriété de la starlette ? En effet, à quelques mois d’un potentiel procès, le drame semble retomber comme un anodin soufflet dénué de sens. Parions que ce dernier restera impensé mais finira néanmoins un jour exploité par quelques émissions de télé-réalité afin de servir aux spectateurs un nouveau « story telling » monté de toute pièce ! En attendant, les spectateurs peuvent, comme si rien ne s’était passé, recommencer à admirer les pseudos buzz autour de l’inculture de la starlette, mise en scène par D8, de son décolleté ou encore de son déhanché

 

D8 clôt sa première saison de « Projet Fashion » : résultat des courses pour ce premier télé-crochet de la mode

Lancée par D8 à la suite de son émission de dating nu  Adam recherche Eve, l’émission Projet Fashion, animée par Hapsatou Sy, a clôturé sa première saison ce mardi 07 avril avec la finale de son concours de jeunes stylistes. Basé sur le principe de la compétition de talents, cet sorte de télé-crochet de la mode a donné à voir pendant six semaines l’affrontement de jeunes stylistes dans plusieurs défis originaux lancés par leur coach Donal Potard, ancien président de la Chambre syndicale des couturiers et créateurs de mode. Chaque semaine le jury, composé des stylistes Catherine Baba et Roland Mouret, de la journaliste de mode Alexandra Senes et d’une guest star différente, élisait le vainqueur de l’épreuve et éliminait le candidat ou les candidats qui auraient le moins bien tiré leur épingle du jeu.

D8 est une chaîne qui aime les paradoxes et les enjeux. Comme pour ne pas blesser l’univers de la mode, la chaîne a donc choisi de diffuser, tout de suite après sa télé-réalité de dating nu, prônant pour des relations qui se verraient débarrassées des leurres notamment propres aux apparences vestimentaires, une émission sur la mode mettant à l’inverse à l’honneur le vêtement et les apparences ! Sans craindre de tomber dans un double discours, la chaîne a donc proposé son émission Projet Fashion dans l’idée de véhiculer une image plus positive de l’univers de la mode, qui se veut également un univers créatif et pas seulement lié aux strass, aux potins, aux apparences et aux paillettes.

Bilan des courses : ce télé-crochet de la mode a peut-être mieux réussi à relever son défi que sa télé-réalité consœur sur la nudité. Ainsi, à l’exception de cette finale mitigée lors de laquelle le jury, apparemment très déçu, a reproché à ses candidats d’être tombés dans le côté commercial plus que créatif de la mode, chaque semaine avait au contraire révélé le savoir-faire, la patience et la créativité des jeunes stylistes ! Ces derniers réussissaient en effet à partir de presque rien ou d’éléments parfois insolites à créer des vêtements originaux et plutôt réussis. De quoi donner envie au téléspectateur de se remettre à la couture, à la récup’ ou à la customisation de vieux vêtements ! De quoi peut-être aussi se dire qu’effectivement la mode ce n’est pas que les soirées V.I.P ou les buzz de « it-girl », mais également beaucoup de travail comme le laisse entendre le talentueux Joffrey, qui s’est fait rafler en finale la première place par le jeune Pierre-Henry, alors qu’il avait pourtant remporté presque tous les défis lors des semaines précédentes… L’univers de la mode reste probablement impitoyable malgré les efforts de la chaîne pour le rendre plus sympathique ou du moins pour en dévoiler le savoir-faire…

Projet Fashion a néanmoins réussi à convaincre quelques fidèles passionnés et a même légèrement augmenté son audience lors de sa finale. Le vêtement décevrait-il moins qu’une nudité aseptisée et faussement dénuée des apparences ? Il semblerait que s’exhiber devant les caméras entrain de travailler sonne, en tout cas, moins faux que de le faire nu sur île soi-disant déserte…

 

The Voice saison 4 : un premier direct mitigé

Le télé-crochet musical phare de TF1 The Voice lançait ce samedi 04 avril le premier direct de sa saison 4 après la sélection des candidats à l’aveugle par les quatre coachs Florent Pagny, Jennifer, Zazie et Mika. Bilan des courses : une légère baisse d’audience, quelques classiques musicaux massacrés et 2/3 prestations remarquées.

Après la clôture des battle et de l’épreuve ultime : la sélection des candidats pour les directs lors desquels le public peut voter pour son candidat favori, The voice a chaque année tendance à perdre un peu de son audience. En effet, alors que la dernière émission avait remporté 6,02 millions de téléspectateurs, ce premier direct a rassemblé 5,76 millions de curieux. Malgré une légère baisse d’audience, le programme reste cependant en tête des parts de marché avec un pourcentage de 29 pourcent. La recette de ce télé-crochet continue donc à marcher auprès des télé-spectateurs qui semblent apprécier le principe de ce programme familial basé sur le recrutement, la compétition, la mise en lumière et le coaching d’artistes chanteurs et musiciens par quelques noms de la scène musicale. Il faut dire que TF1 sait créer le « show » et ne lésine pas sur les moyens pour mener son émission, qui pourrait cependant renouveler quelques unes de ces recettes comme son décor rougeoyant et clinquant un tantinet fatiguant à la longue et ses jingles répétitifs qui frôlent parfois l’insupportable.

On retiendra cependant lors de ce premier direct les prestations assez impressionnantes de David Thibault, le jeune fan de 17 ans d’Elvis Presley, qui a su interpréter avec brio et sans renier sa pate rock’n roll Wake Me Upd’Avicii, ainsi que la prestation d’Anne Sila qui a su remporter le cœur des téléspectateurs et l’enthousiasme des twittos. Cette dernière a en effet réussi sans aucune fausse note sa réinterprétation du beau morceau d’Alicia KeysEmpire state of mind.

En dehors de cela, ce premier direct a donné à voir de nombreuses prestations soporifiques dénaturant les styles personnels des candidats, quelques jolis massacres de tubes, tel que le fameux I follow Rivers de Likke Li, qui s’est d’ailleurs soldé par l’élimination de son interprète Sharon Laloum ou encore le sublime classique Bang bang massacré par les cris d’Awa Sy, probablement mal dirigée par Florent Pagny. On passera sur le reste qui n’a rien donné à voir de bien exceptionnel, les directs souffrent probablement d’une direction d’artiste plus centrée sur des aspects marketing que sur la personnalité des candidats. Quant au nouveau single de Mika Talk About You, que le chanteur a interprété en direct, on a franchement vu mieux !

 

« 50 shades of Granny » : la télé-réalité au paroxysme de l’obscénité ?

Serait-ce une mauvaise blague, un canular ou bien un poisson d’Avril (on est en plein dans la période…) se dit-on lorsque l’on visionne la sidérante émission « Nanna of Love : 50 Shades of Granny », ainsi que sa bande annonce choc, diffusée ce mardi 31 mars sur la chaîne anglaise Channel5. Télé-réalité, reportage bidonné avec de mauvais acteurs de série B érotique, qu’est-ce qu’exactement que ce nouveau « show » qui entend nous offrir de la façon la plus voyeuriste et la plus obscène qui soit une sorte de reportage sur la sexualité des sexagénaires ou plutôt des octogénaires (si ce n’est des nonagénaires !) avec de jeunes gérontophiles sexuellement hyperactifs, si c’est n’est hyper dépendants ?

Mais que s’est-il passé – serait-ce la vague « 50 nuances de Grey », le phénomène « cougar », la course au buzz ou un déraillement général ? – pour qu’une chaîne télévisée en vienne à titrer son émission « Un amour de mémé : 50 nuances de mamies » et à aborder aussi crument la sexualité prêtée aux participants de l’actuel phénomène « cougar/lionceau » pour ne pas dire, ici, gérontophile ? « Jusqu’où iront les télé-réalités ? » s’interroge le sitePurebreak, pendant que le Figaro dénonce « un excès de voyeurisme ». En effet, l’émission diffusée au Royaume-Uni n’a rien trouvé de mieux pour parler de ce phénomène que d’entretenir le climat vulgaire, provocateur et clinquant propre à l’industrie du porno, qui surfe de son côté sur la vague « cougar » en promouvant à la pelle de nombreux sites de « rencontres cougars » ou autres vidéos du genre. Ainsi, Octavio et Kyle, les deux étalons gérontophiles de l’émission, s’en donnent à cœur joie pour parler avec crudité au spectateur de leurs conquêtes : « Ma première recherche sur internet était « chatte de grand-mère » » nous annonce Kyle dans la bande-annonce, tandis qu’Octavio nous affirme en jubilant que ces amantes « ont le vagin desséché et détendu ». Channel5 chercherait-elle de la sorte à inciter le spectateur à consommer quelques pornos du genre ?

Mais ce n’est pas tout, toutes ces charmantes vieilles dames nous révèlent moult détails sur leur trépidante sexualité et l’émission va jusqu’à diffuser quelques scènes au contenu sexuel explicite, dont quelques petites séquences exhibitionnistes notamment entre Kyle et une octogénaire travailleuse occasionnelle dans l’industrie pornographique. Cette dernière exhibe d’ailleurs fièrement face caméra son sein sur lequel elle s’est fait tatouer «queen of the gang bang », probablement en souvenir de ses galipettes avec une quinzaine d’étalons. C’est également une petite escape en forêt qui voit nos deux amants se faire des gâteries devant les promeneurs et les caméras. A ce stade, le doute n’est presque plus possible : Channel5 serait-elle sponsorisée par l’industrie pornographique ? Curieuse façon, en tout cas, de tenter de briser les tabous de notre société, qui, pour le coup, ont parfois du bon ! Drôle de façon également d’aborder la sexualité des gérontophiles et celle des personnes âgées. Véhiculer une telle image de ces sexualités risque de les marginaliser pour longtemps dans les sphères de l’obscène…

Les internautes quant à eux n’ont pas manqué d’exprimer leur dégoût sur Twitter face à autant de surenchère. On pourra toujours invoquer qu’ils n’avaient qu’à pas regarder et reprocher aux journalistes de relayer l’information en vue de faire du buzz, il est cependant parfois bon de verbaliser son indignation et sa sidération face à l’absence de pudeur, de recul et de réflexion dont fait trop souvent preuve l’industrie de l’audiovisuel en toute impunité !

 

Dropped : « Envoyé Spécial » revient sur le drame

Jeudi 27 Mars 2015, Envoyé Spécial revenait sur le crash d’hélicoptère qui a eu lieu en Argentine lors du tournage de l’émission de la télé-réalité d’aventure : « Dropped ». L’enquête diffusée se questionne sur les raisons qui ont pu pousser les trois icônes sportives françaises, Florence Arthaud, Camille Muffat et Alexis Vastine à s’engager dans l’aventure de la télé-réalité. Un reportage poignant et instructif, qui dévoile également quelques images inédites du crash remettant en cause les hypothèses liées aux conditions de l’accident.

Comment en vient-on à participer à une émission de télé-réalité quand on semble posséder la gloire, la notoriété et l’argent ? Ainsi pourrait se résumer l’angle d’approche de ce reportage qui nous apprend que gagner des championnats, qu’ils soient de voile, de natation ou de boxe, est non seulement loin d’être de tout repos mais également loin d’être tout rose. Alexis Vastine comme Camille Muffat cherchaient notamment à se reconvertir, Florence Arthaud, quant à elle, rêvait de financer une course de voile féminine. Après des années de travail acharné, ne laissant que peu de place à autre chose, ces sportifs de haut niveau s’efforçaient d’assurer leur avenir. Un avenir plus précaire que ce que l’image d’une gloire passagère et éphémère peut laisser penser. Outre l’investissement intense que demande la rigueur sportive, ce sont également des défaites qu’il faut essuyer malgré tous les efforts et le courage requis. Des échecs, qui peuvent parfois plonger dans la dépression, confie à propos d’Alexis Vastine son frère. Quant à la jeune Camille Muffat, elle se questionnait sur son avenir après une retraite anticipée à l’âge de 24 ans : « Gagner un championnat ce n’est pas un C.V. », confesse l’une de ses collègue et amie. Ainsi, outre le défi sportif, les trois champions avaient tous de sérieuses raisons matérielles pour ne pas hésiter à accepter les juteux contrats proposés par les recruteurs de l’émission « Dropped ».

En parallèle de cette plongée au cœur de l’intimité des participants, Envoyé Spécial en profite également pour diffuser de nouvelles images du crash filmées sous un autre angle de prise de vue. On découvre alors que cela ne serait pas l’hélicoptère des participants qui aurait dévié de sa trajectoire mais celui des techniciens et caméramen. Ce jour là, un caméraman aurait pris l’habituelle place réservée au copilote. La question d’une directive dangereuse donnée par la production pour les besoins du tournage se pose alors à nouveau. L’enquête se questionne notamment sur la tentative de filmer un plan qui aurait pu vouloir ressembler à l’un de ceux du générique de la version suédoise de l’émission… L’affaire reste donc à suivre…

Les Anges de la télé-réalité 7 : le couple Nathalie/Vivian du pain bénit pour les producteurs

Lancée depuis le 9 Mars 2015, la saison 7 des Anges de la télé-réalité suit son cours sous le soleil de Rio de Janeiro. Comme leurs prédécesseurs de TF1 avec leur saison 8 de Secret Story, dont l’émission Les Anges recycle plusieurs des candidats pour soi-disant booster leurs carrières professionnelles à l’étranger, cette saison 7 des Anges fait reposer son scénario sur le couple Nathalie/Vivian sur lequel TF1 avait déjà en effet largement fait reposer le sien en 2014.

Repéré l’année dernière par l’émission de TF1, ce couple, caractérisé par le fait que Nathalie soit plus âgée d’une bonne vingtaine d’années que son compagnon, a l’avantage d’alimenter le phénomène « cougar » très à la mode en ce moment. Nathalie, 43 ans et Vivian 23 ans étaient donc rentrés dans « la maison des secrets » en 2014 en faisant croire aux autres candidats qu’ils étaient Mère et Fils. Très crédibles, ces derniers avaient réussi à garder leur secret quasiment jusqu’au bout de l’aventure, quitte à profondément choquer les candidats sidérés face à la découverte de ce qui, pour eux, ne pouvait que représenter un inceste après plusieurs mois à avoir cru en cette mascarade mère/fils. Passons sur le choc psychique que ce secret à la limite de la perversion a pu provoquer chez les candidats sans que personne ne semble plus outré que cela. Ce couple atypique à de quoi fasciner et cela les producteurs l’ont bien compris ! Ainsi, dans cette saison 7 des Anges, le scénario repose en grande partie sur le fait que les autres candidats se voient comme missionnés pour ouvrir les yeux à Nathalie et Vivian sur leur incompatibilité. Tout semble avoir été programmé afin que le couple stratégique de Secret Story 8 crée encore le buzz et alimente les creux du scénario. Véritable pain bénit pour les producteurs, le couple Nathalie et Vivian nous réserve donc un petit numéro de cougar en manque et une séparation sous le soleil de Rio de Janeiro pour cette saison 7 des Anges.

Tout semble ainsi se dérouler comme si le contexte créé par l’émission cherchait à tester jusqu’où pourrait tenir ce couple fusionnel reposant sur une relation maternante teintée d’accents incestuels. La télé-réalité s’amuserait-elle à jouer avec le tabou de l’inceste dans nos sociétés et à mettre en scène les symptômes de ses candidats afin de créer le buzz ? Bien entendu, c’est pour combler la demande voyeuriste de ses spectateurs que la télé-réalité se joue de tout cela ! S’il n’y avait pas cette demande NRJ12 et TF1 produiraient, on en doute pas, des émissions bien différentes !