A partir d'aujourd'hui, dans l'émission "En aparté" sur Canal+, ce ne sera pas la voix féminine la plus célèbre de la chaîne cryptée que vous entendrez, mais celle d'un homme.
Dès 12h40, Samuel Etienne remplacera la voix off de l'émission "En aparté" sur Canal+, celle de Pascale Clark.
Le journaliste, présentateur de l'émission "N'ayons pas peur des mots" sur iTélé, assurera la relève pendant les vacances de Noël, du lundi au vendredi, à 12h40, sur Canal+.
Samuel Etienne a accordé, ce matin une interview, au quotidien gratuit "20 minutes":
“Vous présentez aujourd’hui « En aparté ». Changement de voix et de ton ?
J’ai trop de respect pour cette émission pour en bousculer le concept. L’interview en voix off est une idée de génie. Je m’appliquerai à ne pas la dénaturer. Même si je n’ai pas le même regard que Pascale Clark, je partage sa volonté d’aborder l’actu avec un pas de côté.
Concept génial mais crédité d’à peine 2,5 % de parts d’audience…
« En aparté » a une forte valeur ajoutée en termes d’image pour Canal+ mais ne dispose pas du meilleur horaire de diffusion pour décoller. Je crois quand même savoir que les audiences frémissent…
(...)
N’y-a-t-il pas un risque de connivence ?
Nous veillons à ce qu’ils ne se rapprochent pas trop. Entre haine invétérée et copinage, il faut trouver le juste milieu pour éviter la langue de bois.
C’est l’objectif de tous les journalistes. Or votre génération, celle des trentenaires, ne révolutionne pas le PAF.
C’est vrai. Les têtes se renouvellent mais nous n’inventons rien. Quand je regarde les JT des années 1960, je note qu’ils étaient nettement plus impertinents. A mon avis, le plus moderne reste PPDA.
Vous avez l’air de vouloir lui ressembler. Est-il votre modèle ?
Je n’ai pas la fan attitude… Mais il a une grande intelligence de l’actualité et a l’art de laisser penser qu’il parle à une seule personne. Alors évidemment, j’ai peut-être un peu absorbé ses méthodes…
Envisagez-vous de lui succéder au « 20 heures » de TF1 ?
Si on me le proposait, j’accepterai à condition de conserver ma liberté de ton et d’écriture. Je ne veux pas devenir un homme tronc. Ce faisant, je ne suis peut-être pas exportable sur toutes les chaînes.”
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