Lorsque Isabelle Ithurburu a pris les commandes du 13 heures de TF1 cet été, les attentes étaient élevées. Elle remplaçait Marie-Sophie Lacarrau pendant ses vacances et prenait officiellement la relève de Jacques Legros, parti à la retraite après près de trois décennies au sein de la chaîne. Connue principalement pour son journalisme sportif, notamment dans le rugby, Ithurburu offrait un visage neuf à l’un des créneaux les plus regardés de France.
Son premier journal a été diffusé le 14 juillet et a rapidement fait sensation. Elle a ouvert l’émission par un salut calme et assuré : « Je suis très heureuse de vous accompagner tout l’été », instaurant d’emblée une atmosphère accueillante. Cette édition a rassemblé 5,25 millions de téléspectateurs et près de 40 % de part d’audience. Une semaine plus tard, elle atteignait un record de 49,5 % de part d’audience – la plus élevée pour le 13 heures de TF1 depuis la dernière édition de Jean-Pierre Pernaut en décembre 2020.
Les téléspectateurs ont rapidement réagi par des éloges, saluant non seulement sa prestation mais aussi sa présence sincère à l’écran. « C’est vraiment une vague de gentillesse et de bienveillance », a-t-elle partagé sur les réseaux sociaux, remerciant à la fois l’équipe de TF1 et sa famille.
Authenticité, préparation et lien avec les téléspectateurs
La facilité d’Isabelle à l’antenne repose sur une préparation rigoureuse. Sa journée commence tôt, avec des visioconférences à 7 h 30 réunissant les correspondants régionaux de TF1. Ces réunions de rédaction quotidiennes sont de véritables forums ouverts, permettant aux journalistes de toute la France de proposer des sujets importants pour leurs territoires. Isabelle apprécie particulièrement ces moments de collaboration, affirmant : « Il n’y a pas de hiérarchie à ce moment-là, nous voulons que tout paraisse pertinent. »
Parler avec chaleur plutôt qu’avec formalité
Ce qui distingue Isabelle, c’est sa spontanéité. Elle répète non pas pour apprendre un texte par cœur, mais pour que ses mots sonnent naturellement, comme si une voisine racontait une histoire plutôt qu’une journaliste lisant un prompteur. Cette approche a fortement touché le public, nombreux à apprécier son ton posé et sa sincérité.
Même son apparence a été remarquée. Pour son premier journal, elle portait un tailleur blanc immaculé, assorti de chaussures de la marque lyonnaise Barnie. La fondatrice de la marque, Delphine Reynaud, a fièrement partagé l’instant sur les réseaux sociaux. Au-delà de la mode, son style global reflétait un mélange d’élégance et de proximité.
Un soutien familial en coulisses
Si l’accueil du public a été extrêmement positif, ses plus fidèles admirateurs restent ceux de la première heure. Ses parents, Mado et Auguste Ithurburu, ont été profondément émus en voyant leur fille à l’écran. Dans une interview, sa mère a confié : « Ça fait quand même quelque chose. On a envie de lui faire un câlin. » Isabelle a elle-même reconnu que son père avait versé une larme lorsqu’elle lui a annoncé ce nouveau rôle. Même pendant le Tour de France, il a promis de changer de chaîne pour suivre son journal.
Son compagnon, le chanteur et producteur Maxim Nucci, l’a également soutenue en coulisses. Le couple, qui partage une petite fille prénommée Mia, a célébré cette opportunité comme une étape majeure de sa carrière.
De la salle de rédaction au terrain de rugby
Bien que la présence d’Isabelle au 13 heures soit temporaire, elle s’avère déjà être un chapitre déterminant de son parcours médiatique. Son dernier journal est prévu pour le 15 août, mais elle ne quittera pas pour autant la télévision. Une semaine plus tard, elle couvrira la Coupe du monde de rugby féminin en Angleterre, renouant avec le sport qui l’a révélée.
Elle entend rester active dans l’information comme dans le journalisme sportif, en continuant la couverture du rugby tout en conservant une visibilité sur TF1. Malgré les suggestions la voyant comme la prochaine titulaire du fauteuil, Ithurburu reste modeste. Comme l’a souligné le directeur de la rédaction de TF1, Éric Monnier : « Elle a considéré ce journal comme un héritage auquel elle a su apporter sa propre touche. »
Qu’elle soit derrière le pupitre ou sur un terrain de sport, une chose est sûre : Isabelle Ithurburu a gagné la confiance de son public comme de ses pairs, et elle ne fait que commencer.